Juliette Agnel


Laps, 2003-2005 - Copyright Juliette Agnel

Après des études d’art plastiques et d’éthno-esthétique à l’université de Saint-Charles, Juliette Agnel est reçue à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle obtient en 1999 son diplôme avec les félicitations du jury.
De ses études d’éthno-esthétique, elle conserve le goût des voyages et de l’observation, s’en suivent de nombreux séjours en Afrique où la pensée de Jean Rouch et les écrits de Michel Leiris l’accompagnent. Au Mali et au pays Dogon, elle réalise son premier film en Super-8. Geste du regard qui sera présenté aux musées de l’Homme de Paris et de Hambourg.

De 2003 à 2006, Juliette Agnel filme en Super-8 les routes de la côte d’Ivoire, de la Guinée et du Niger. Elle fixe le mouvement de ses films pour en extraire des images. Ce temps suspendu permet d’aborder le temps de l’image et le temps des émotions. Cette intimité avec l’image “cinéma“ permet à travers les couleurs, les matières d’en révéler une dimension très picturale. Ce découpage des images dans le diaporama « Laps » et dans la série de photographies qui en est extraite propose un nouveau rapport au temps, une extension de celui-ci et fait passer du cinéma à la peinture en utilisant la photographie.
En 2006 elle présente un nouveau film vidéo en noir et blanc, « Trois », qui explore la matière et l’intime à la Galerie Shinhan à Séoul. Ce voyage qui va changer sa vie est pour Juliette Agnel une rencontre déterminante. De ce choc culturel et de cette ouverture à la civilisation asiatique naît une nouvelle approche de l’observation à travers celle du portrait.

Elle enseigne à La Maison du geste et de l’image de Paris les différentes approches de la photographie et sensibilise le public au rapport à l’image dans des ateliers pédagogiques. Se définissant elle-même comme plasticienne plus que comme photographe, ses collaborations avec d’autres artistes sont nombreuses. En 2005 elle devient un membre actif du collectif La Générale et participe en tant qu’artiste et commissaire à l’exposition « Flux ».
Dominique Pineau

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